La Bulgarie

Pour une fois le passage entre deux frontières n’est pas marqué directement. Les paysages et habitations changeront seulement au bout d’une centaine de kilomètres.
À Petriç nous retrouvons un petit bout de l’Europe occidentale : Lidl… Quand on rentre dans le magasin, à part quelques produits locaux, nous avons l’impression de se retrouver en France. Tout est agencé de la même manière.

Bulgarie

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Le soir nous trouvons un camping/hôtel abandonné, l’occasion de faire une petite visite de la cave au toit et de poser notre campement pour la nuit. Un chien très sympathique garde les lieux.

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L’arrivée en Bulgarie nous fait enfin avancer d’une heure. Dans les Balkans la lumière du jour arrivait dès 4h00 et le soleil se couchait bien trop tôt. Par contre nous avons du mal à prendre le rythme et mangeons à des horaires complètement décalées.
Petit à petit les villages changent de visage et sont marqués d’une réelle identité bulgare. Les paysans remplissent les champs pour travailler la terre, accompagnés bien souvent de leur cheval tirant une charrette.
En décidant d’emprunter des routes de montagne nous nous retrouvons parfois embêtés par les panneaux de signalisation en cyrillique. Heureusement ma carte indique les deux alphabets.
Toute la journée nous entendons l’orage grogner au loin. Par chance il passe à chaque fois à quelques kilomètres mais nous n’échappons pas à la pluie. L’asphalte brûlant fait évaporer quasi directement l’eau. Nous nous retrouvons à suffoquer dans les nuages de vapeur essoufflés par les montés interminables.

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Le vendredi 5 juin le soleil nous tire de nos tentes à 7h00 (6h00 heure française). Je fête aujourd’hui mais 2 mois de voyage après 3788 km pédalés et déjà 10 pays traversés.
Nous ne savions rien sur l’itinéraire que nous allions suivre en Bulgarie. Nous avons décidé de passer par le sud au plus direct mais nous nous rendons compte que nous n’avons pas choisi le chemin le plus simple. En effet on se trouve en plein milieu de la chaîne montagneuse Rhodope, pas toujours facile mais super belle. Les nuits en altitude sont plutôt fraîches mais ça fait du bien.

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En ce qui concerne le ravitaillement en eau il n’est pas nécessaire d’apporter avec soi un stock énorme. En effet quasi chaque kilomètre on croise une source d’eau. Ces fontaines sont souvent accompagnées de tasse pour se désaltérer. Une fois, dans un chemin peu emprunter je tombe sur une tasse en métal datant de l’union soviétique. Sur le dessous de la tasse il est écrit en russe « Made in CCCP ». Je décide de procéder à un échange avec la mienne.
De la même manière pour trouver un toit pour la nuit ce n’est pas difficile. Régulièrement on trouve sur le bord de la route de grandes cabanes de bois équipées de tables, chaises, barbecues… L’occasion d’y passer une bonne nuit !

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Le soir de la finale de la Champion League, Marcelo ayant raté plusieurs matchs importants à ses yeux, ne voulait pas louper celle-ci. Malheureusement nous ne trouvons aucun logement pour la nuit. Il est tellement motivé qu’il me propose de m’offrir l’hôtel sachant que ce n’est pas dans ma philosophie de payer pour dormir. Nous trouvons après quelques recherches un hôtel à 6€ la nuit. Arrivés à l’entrée nous avons l’impression qu’il est fermé. Aucune lumière, le jardin n’est pas entretenue mais la porte est bien ouverte. Avançons quelques mètres et arrivons à la réception. Ça sent la cigarette, le réceptionniste est au téléphone avec un verre de bière à la main. On attend bien dix minutes avant qu’il raccroche. Dès les premiers mots il est tout de suite excusé et prenons rapidement sympathie avec Stambolov. Il nous offre une bière et propose de s’asseoir pour faire plus ample connaissance. Il travaille ici afin de payer sa chambre d’hôtel qu’il occupe pendant ses études. Au bout d’un moment il nous propose de rester une nuit de plus sans payer. Il oubliera seulement de marquer dans le registre que la chambre était occupée. Ça tombe juste au bon moment puisque le lendemain je serais malade toute la journée. La viande que j’ai mangé la veille ne devait pas être très fraîche… Je ne peux rien faire de ma journée. Le surlendemain bien que je suis toujours mal et n’ayant rien mangé depuis près de 24h je décide quand même de reprendre la route. Radoslav, un warmshoweur nous attend à 90 km de là. Par chance nous sommes sur la route pour sortir des montagnes et le dénivelé est plutôt descendant. La tête tourne parfois mais j’arrive quand même à destination, exténué.

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Je suis vraiment affaibli et reste trois jours à reprendre des forces. Pendant ce temps-là j’étais en train d’écrire un article et de finir de monter une vidéo. Là j’entends mon disque dur faire un bruit bizarre. L’ordinateur se bloque. Obligé de le redémarrer, en le redémarrant le disque dur s’exprimera pour la dernière fois avant de s’en aller dans des cris assourdissants… Le dégoût dans un premier temps d’avoir perdu toutes mes données puisque mon disque dur externe avait fait la même chose il y a peu. Dans un second temps je me sens libéré d’un poids.
Maintenant il faut que je trouve un moyen de l’envoyer en France pour le passage en garantie. DHL me propose le service pour 100 € et la poste bulgare pour environ 20 €. Je prends le risque de payer moins. La guichetière est très spéciale. Je n’arrive pas à savoir si elle est hystérique ou folle ? Mais super-sympathique et on passe un bon moment pendant près d’une heure pour l’envoi.

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Mon corps est encore affaibli mais la motivation de rejoindre la Turquie au plus vite prend le dessus. Notre dernière étape en Bulgarie est marqué par une belle rencontre hors du temps. Alors que la nuit approche nous arrivons dans un village. Les hommes et les femmes sont habillés en costume traditionnel. Un homme avec sa charrette galope après ses vaches pour les ramener à la ferme. Plusieurs femmes aux voiles colorés rentrent du champ. nous décidons de prendre contact. De là on passe de personne en personne. Au final des jeunes nous amènent voir le maire à l’autre bout du village. À la fin tout fini bien, il nous propose de dormir dans la maison de sa mère décédée il y a quelques années. Installé, je sors mon diabolo à la vue d’enfants. Un petit spectacle dans la rue et les gens curieux observent au loin. Ça nous permet de récolter quelques fruits et légumes à la fin. La sœur du maire nous propose après manger d’aller à la prière du soir. Nous n’arrivons pas à savoir de quelle religion il s’agit. Arrivés dans la salle, un groupe de femmes est réuni. Elles portent des voiles tous plus colorés les unes que les autres. Il n’y a que quatre hommes présents (sans nous compter) et ils président la séance. Au bout d’un moment nous distinguons une croix et même après explication nous ne comprendrons jamais de quelle branche il s’agit.

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Partons nous coucher, demain la Turquie !

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