TransAtlantique (1ère partie)

Le Cap, nom qui résonne en moi depuis de nombreuses années. Cette ville d’un autre bout du monde fait partie des récits de mon grand-père Jean, Papy. J’ai eu la chance de partager mes premières cinq années de vie avant qu’il nous quitte. Assez de temps pour me transmettre et m’inculquer quelques fragments de ses valeurs, ses habiletés, ses passions…
Travaillant dans la marine marchande, il partait pour de longs mois, d’un océan à l’autre, d’un continent à l’autre. Le Cap était selon les histoires familiales sa ville préférée. Est-ce donc un hasard si mon idée initiale d’y rester deux semaines s’est finalement soldée par un séjour de dix mois ?
Toutes mes tentatives de départ ont été vaines. Comme si quelque chose me retenait. Déjà par la rencontre de supers amis avec qui j’ai passé de merveilleux moments. Sheree, Florian, Marc, Richard, Laurence, Tom… Et avec qui j’ai partagé un grand nombre d’activités, randonnées, festivals, voyages, bonnes cuisines…
Quelques brides des années partagées avec mon grand-père sont restées gravées dans ma mémoire. Je pense que mon côté aventurier et bricoleur vient en grande partie de lui. Quand nous nous baladions ensemble en bord de mer ou dans les petits ports finistériens, il avait pour habitude de me mettre dans les voiliers et autres embarcations sans demander l’accord du propriétaire. Comme s’il avait envie d’imprimer en moi son amour pour la mer.

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Alors une fois arrivé au Cap, que me restait il à faire ? Non pas me rendre à l’aéroport, mais au port tout court pour trouver mon ticket vers un nouveau continent.
Mon amie Sheree chez qui j’habite a quelques contacts dans le monde nautique. Grâce à elle j’entre facilement au meilleur endroit pour faire mes recherches, le Royal Cape Yacth Club (RCYC). Notre plan d’action est d’y aller crescendo. Commencer par le barman qui nous communique quelques noms. Petit à petit j’ai la possibilité d’échanger avec un panel d’individus fréquentant les lieux. Responsables, équipiers de bords, ouvriers navals… et ceux qui m’intéressent le plus, les capitaines.

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Nous sommes au mois de mai 2016. Je le sais déjà et tout le monde me le répète, la saison des transatlantiques se trouve entre octobre et avril. Les derniers partent en ce moment, déjà complets. Toutefois je ne désespère pas. Un nom m’est revenu plusieurs fois. Un certain John propriétaire d’un voilier en aluminium partirait dans les mois à venir ou en saison prochaine. On m’indique son mouillage.
Le voilier est ouvert, mais personne ne se trouve à bord. Je laisse une note sur le cockpit. Quelques heures plus tard je reçois un appel, c’est John. Nous discutons pendant une demi-heure. Il m’invite le lendemain pour partager une bière.

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John est sud-africain, d’origine anglaise mais à l’accent afrikaner très prononcé, langue très proche du flamand. Il a la soixantaine et possède une entreprise d’appareils frigorifiques. Son rêve de gosse est de traverser l’océan Atlantique en voilier. Depuis un an il est propriétaire d’un yacht en aluminium dédié à ce type d’aventure. Son projet est de partir dès la saison prochaine. Entre-temps il a beaucoup de travail à effectuer à l’intérieur comme à l’extérieur afin de le rendre viable à la navigation.
Dès le jour suivant je lui rends visite pour lui donner un coup de main et voir si le courant passe.
Mon côté bricoleur et son côté pédagogue ont déjà l’air de s’entendre.
Très vite nos deux projets de traverser l’océan se lient et n’en deviennent qu’un.

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Nous sommes en mai, il prévoit de partir en novembre. Je suis contraint par mon visa de quatre-vingt-dix jours. Ma solution est de partir travailler trois mois au Botswana et de revenir en octobre afin de l’aider dans les derniers préparatifs, puis partir. C’était le plan parfait, bien entendu ce n’est pas ce qui s’est passé !

De retour de ma fabuleuse expérience en tant qu’interprète de guide en safari au Botswana, je retrouve John accompagné de son ami Mike. Ils ont énormément avancé dans la préparation du voilier, mais ils se rendent aussi compte de la charge de travail qui ne cesse de s’allonger. Je suis heureux de leur prêter main-forte. J’ai beau être beaucoup plus jeune qu’eux, ils me respectent comme égal. Il faut dire que ma jeunesse les aide quand il faut se contorsionner dans les parties les plus inaccessibles et monter en haut du mat de treize mètres afin d’installer différents appareils.
Tinorca est un « quillard » de quarante trois pieds de long, environ treize mètres. Sa coque est en aluminium. Muni de deux voiles, on dit que c’est un sloop. C’est un bateau confortable pour effectuer de longues traversées. Je peux me tenir debout à l’intérieur et il y a assez d’espace pour s’isoler (deux détails importants).

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Je passe presque toutes mes journées à bord de Tinorca. Menuiserie, électricité, peinture, isolation … tous les domaines sont abordés et j’apprends énormément chaque jour. John n’est jamais derrière mon dos pour vérifier mon travail, il me donne juste la liste des choses à effectuer, puis je m’organise. De toute façon au début je ne comprenais pas les trois quart de ce qu’il pouvait m’expliquer à cause de son fort accent afrikaner. En général je hochais la tête puis je me penchais seul sur le problème à résoudre.
Là où j’étais le plus attentif c’était sur le réglage du gréement. Sa partie fixe, le mât, ses différents étais et haubans. La partie mobile, appelé gréement courant se règle une fois en mer, ce sont entre autres les voiles manœuvrées par des drisses et des écoutes.

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Le mois d’octobre passe. Je comprends très vite que notre départ prévu le 7 novembre n’aura pas lieu, même si je garde espoir.
Ce n’est pas seulement le bateau qui n’est pas prêt, ce sont des problèmes administratifs qui apparaissent au dernier moment. Je passe les détails, mais ça nous retardera pour au moins un mois puisque John doit repasser une formation afin de pouvoir débloquer certaines procédures. Ce qui décale le départ à début décembre, puis à mi-décembre puisque l’administration sud-africaine est… sud-africaine. Ensuite John est sollicité par sa famille pour passer les fêtes de fin d’année.
Je me sens avec le couteau sous la gorge. En effet mon visa m’autorise à rester sur le territoire jusqu’au 27 décembre.
Entre-temps nous rencontrons Lucas, un jeune Brésilien tombé amoureux de l’océan il y a peu. Au Brésil, il avait rencontré comme moi un capitaine. En quelques semaines il embarqua à bord de son voilier en vue de rejoindre l’Afrique du Sud.
Nous cherchions un troisième compagnon afin de faciliter les manœuvres et les quarts de nuit. Il rejoint alors notre équipage.

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Afin d’éviter de me retrouver dans une situation irrégulière, nous devons tous ensemble faire une fausse sortie du pays. Le RCYC se trouvant loin de la douane et de l’immigration, nous avions encore quelques jours devant nous avant de se faire repérer. Seule la capitainerie nous a embêtés à ce sujet, mais nous répondions qu’un problème technique était survenu.

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Ma seule envie est depuis novembre d’embarquer pour partir vers un nouveau continent et affronter l’océan. Ce qui est terriblement frustrant c’est qu’il y a toujours quelque chose qui ne va pas et John reporte le départ, jour après jour. Nous partons finalement début janvier, mais pour mouiller quelques milles plus loin et ajuster quelques détails.
Bien entendu certains problèmes étaient bien réels, mais c’était toujours une bonne excuse pour cacher l’angoisse de notre capitaine de prendre le large.
C’est pour lui sa première transatlantique, pas son premier voyage. Il est déjà allé à la Réunion et navigue sur les côtes sud-africaines depuis son enfance, mais cette fois-ci c’est différent. Je suis tellement mordu d’aventure et d’adrénaline que j’oublie parfois que le premier pas vers l’inconnu peut être très angoissant. En plus il se sent responsable de Lucas et moi, de nos vies. Et puis mille choses passent par sa tête. Comme avant n’importe quel grand départ.
Nous vivons un petit moment de plus accroché à une bouée dans la marina de la Baie de Saldanha. L’annexe est sortie pour nous rendre à terre, illégalement, mais ça nous ne le disons à personne.

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Le vendredi 13 janvier 2017 nous larguons finalement les amarres. John et Lucas sont perplexes, nous sommes un vendredi, jour maudit des marins, en plus un 13… C’est pour moi au contraire un jour de chance, ma mère est née un vendredi 13.
Cependant leurs mauvaises ondes leur ont donné raison. Nous nous rendons compte que nous avons oublié quelque chose à terre, Deanne la copine de John nous l’apporte sur le quai du port de pêche. En repartant, erreur de débutant, nous oublions une corde qui va se loger directement dans l’hélice. La lose totale…
Heureusement nous arrivons à organiser rapidement la venue d’un plongeur pour la déloger.
Une fois libérée, plus d’excuses, il est temps de partir. Pour de bon ?

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Nous sortons de la baie de Saldhana bravant des vagues énormes. Quand on prépare un bateau au port, tout est à l’horizontale. Nous avons eu beau essayer d’anticiper, il n’y a que dans l’action que l’on se rend compte de certains détails. Alors dans le tumulte des vagues, nous constatons que plusieurs tiroirs s’ouvrent, que les assiettes ne sont pas bien fixées, qu’il faut bien fermer les évacuations d’eau sinon c’est l’inondation, etc. La houle est tellement agitée que nous en attrapons tous le mal de mer.
Une fois sur la côte les conditions se calment. Il est déjà tard, nous décidons de jeter l’ancre pour la nuit.

Notre destination finale est Salvador de Bahia au Brésil. N’étant pas dans une course comme le  »Cape to Rio », nous suivons les « trade-winds ». Dans l’hémisphère nord les vents dominants appelés alizés tournent dans le sens des aiguilles d’une montre. Ceux de l’hémisphère sud dans le sens antihoraire. Du Cap les vents longent une partie de la côte jusqu’en Namibie puis s’engouffrent au large à l’ouest. Sur le chemin se trouve l’île Sainte-Hélène.

Tradewinds

La chaîne de l’ancre et le clapotement de l’eau sur la coque d’aluminium me réveillent dans la fraîcheur humide de ma cabine. Déjà tout habillé, je passe la tête à travers le hublot. Le soleil réchauffe mon visage et le vent sud-sud-est rempli mon nez d’air iodé. John sort dans le cockpit pour sonder le paysage. Lucas s’affaire dans la cuisine et met l’eau à chauffer.
Le café est servi, les rusks y sont trempés, les yeux se décollent. Les mots sont superflus. Une fois le petit déjeuner engloutie, chacun à son poste.
Le moteur est mis en marche, l’ancre remontée, la grande voile arisée, le foc hissé, l’angle ajusté. La balancine, la drisse, l’écoute… tous les bouts (cordes) sont embraqués, bordés puis étarqués sur la surface rugueuse de la poupée des cabestans. Ces derniers, aussi appelés winchs, permettent de démultiplier la force exercée sur la manivelle par un jeu de pignons.

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Quelques baleines nous montrent leur bosse, les phoques exposent leur torse au soleil et les goélands planent sur le vent qui nous pousse au loin. Tinorca avance à bonne allure, entre 7 et 8 nœuds (± 13-14 km/h) alors qu’un navire hauturier avance en général aux alentours de 5 nœuds (± 9 km/h).
En tant que cycliste, je voyais ces vitesses comme ridicules. Sacoches chargées et sur route bitumée, mon allure varie entre 15 et 20 km/h. Pour une journée de sept heures j’atteins  »facilement » les cent kilomètres. La vitesse moyenne à beau être plus basse sur un voilier, mais l’allure et l’avancée sont continues. Pas de pause casse-croûte, pas de sommeil à rattraper. Sauf imprévus, il avance vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Tinorca fend les vagues à vive allure, le vent forci, il faut prendre un ris, réduire la voilure en la repliant. Ainsi la surface de la grande voile est adaptée au vent, l’inclinaison du bateau qui diminue rend la navigation plus agréable et facilite les manœuvres.

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Les conditions météorologiques ne tiennent pas en compte les prévisions et c’est dans une mer de plus en plus agitée que nous voyons disparaître les côtes africaines. « Good bye Africa ! », crie-je à l’horizon. Il y a un an et demi j’y avais fait mon premier coup de pédale en Égypte. Après des milliers de kilomètres et d’expériences dans ma découverte du Berceau de l’Humanité, je suis heureux de partir à la voile vers le Nouveau Monde.

Je suis parti du Cap accompagné d’une petite gêne à l’oreille droite. Avec les jours qui passent, le vent et le froid n’arrangent rien. Je n’en ai pas parlé pour ne pas décaler une fois de plus le départ. Cette gêne accentue mon mal de mer. Tous nous l’avons, mais le mien est plus marqué. Un peu borné, je refuse de prendre des médicaments pour faire passer la nausée.
Nous sommes maintenant en pleine mer, le temps se gâte et les vagues prennent de la hauteur. Dans leurs creux, elles s’apparentent à des montagnes et nous, nous baladons dans un modeste carrosse d’une vallée à l’autre, heurtant les cimes blanchies par l’écume.
Tinorca surfe de vague en vague, parfois l’angle est trop juste et le pont se retrouve enseveli par des tonnes d’eau. Quelques nouvelles surprises les accompagnent. Le panneau de pont se trouvant dans ma cabine (le hublot) n’est pas étanche. Les fortes pluies et les quelques sorties en temps plus clément ne nous ont pas permis de le constater plus tôt. Impossible de faire quoi que ce soit dans ce roulis. Le résultat est aussi simple que très ennuyant, mon lit est trempé. Je déménage alors dans le carré central.

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Les quatre derniers mois, pendant la préparation et la réparation de Tinorca, j’essayais d’imaginer au mieux le tangage en mer afin d’adapter le mobilier et son organisation. Il n’y a rien de mieux que la pratique. Dans les conditions extrêmes actuelles, ne cessant d’évoluer dans ce sens, nous remarquons, impuissants, les faiblesses de notre préparation. Dans tous les recoins, on trouve projetés de la nourriture, des outils, des instruments, des livres…

Nous prenons tous une bonne claque pour cette entrée dans l’océan. Nous sommes tous un peu affaiblis par la naupathie, mais nous sommes décidés pour continuer malgré tous les soucis. Nous visons seulement la sortie de la tempête afin de fixer ce qui n’a pas tenu.
Nous ne comprenons pas la logique des vagues qui nous balancent de tous les côtés. En théorie nous sommes protégés par le cockpit vitré, mais en pratique ça ne fonctionne pas. Certaines vagues arrivant par l’arrière, ainsi qu’à bâbord et à tribord, nous rincent. Heureusement nous avons des salopettes et des vestes de quart hauturière, soit du bon équipement chaud et imperméable.
Soudain l’autopilote cesse de fonctionner et nous reprenons de justesse la barre pour ne pas virer de bord brusquement. Nous le remettons en état de marche, mais le boîtier de commande extérieur prend l’eau à chaque vague arrivant de poupe.

Aucun membre de l’équipage n’a pris de notes sur cette période. Une fois en mer il y a très peu de repère pour se situer dans l’espace et le temps. Retransmettre les faits dans la bonne chronologie m’est difficile. Il faut compter trois jours entre les événements justes passés et ce qui va suivre.

Parti il y a peu pour une sieste, je suis réveillé par une vague qui rentre dans le carré. Me voilà tout trempé. J’étais justement allé dormir sur le sofa pour éviter de dormir dans mon lit mouillé.
Vaseux, je crois comprendre qu’il y a une voie d’eau à l’arrière du bateau. Le liquide est salé, ça ne provient donc pas de nos réserves d’eau potable mais bien de l’extérieur. John et Lucas me disent qu’ils gèrent, mais au bout de quelques heures le compartiment arrière du bateau est inondé. Ils ont beau essayer de pomper, l’eau continue à rentrer. Nous ne sommes pas alarmés puisque le remplissage prend des heures et l’état de la coque est impeccable. Toutefois, je commence à voir les yeux céruléens de John se glacer, ses cernes grandissent tandis que les problèmes s’accumulent.

Ne voulant pas faire demi-tour, toujours aussi nauséeux, je propose une idée pour évacuer l’eau qui alourdit l’arrière du bateau. Ayant travaillé dans cette zone, je sais qu’il y a une petite trappe étanche. Mon plan consiste à l’ouvrir afin  »d’inonder » la partie centrale du voilier et d’activer la plus grosse pompe à bord en fond de cale. Ils me font confiance et je me retrouve dans l’espace très confiné de la salle du moteur, fragrance diesel, recroquevillé dans la position et dans l’endroit le plus inconfortable. Pendant au moins trente minutes je suis ballotté au rythme des vagues qui se fracassent sur le bateau.
L’eau est évacuée comme prévu et je file dehors pour dégobiller ce que j’ai réussi à retenir tout ce temps.
Nous repérons l’avarie. Il manque le tuyau reliant une pompe manuelle et son évacuation, laissant ainsi entrer à chaque vague une infime quantité d’eau.

Quant à l’autopilote, il ne cesse d’arrêter de fonctionner. Le sel a attaqué l’électronique. Les problèmes s’accumulent, le temps ne s’améliore pas. Il faut se rendre à l’évidence, nous devons faire demi-tour.
Je suis dépité, j’espérais que ce départ eût été le bon.
Nous nous relayons pour prendre la barre. Je me rappelle l’avoir prise pendant douze heures consécutives pendant que John et Lucas rattrapaient leur sommeil manqué.
Les pétrels refont place aux goélands, puis le relief côtier montre ses premières dunes à l’horizon.
Nous pensions amarrer dans un port, remettre en état les dégâts et repartir. Une fois rendu sur la côte, le moteur en marche à pleine puissance pour lutter contre le courant de Benguela, John à une crainte sur l’état de l’hélice. Nous rentrons tous alors au bercail, le Royal Cape Yacht Club.
Au petit matin se dessine à l’horizon la fameuse Table Mountain, symbole du Cap. Mon cœur est noué. J’adore cette ville, mais merde j’espérais être parti pour de bon !

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Comme moi, vous devrez prendre votre mal en patience et attendre pour vivre la traversée de l’Atlantique.

2 réflexions sur “TransAtlantique (1ère partie)

  1. Bluffant ! Bravo pour la vision que tu donnes à ta vie, à tes actes ! C’est bon de lire ces lignes et de « plonger » ds ton aventure ! Bravo ! On est avec toi pour la suite! Belle route !

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