Namibie (2ème partie)

Je quitte après trois jours le lodge luxueux où j’ai été gentiment invité. Je suis reposé et mes sacoches sont pleines de nourriture. Je pars à présent dans le désert où le prochain supermarché se trouve à 15 jours. Mon stock se résume au plus compact possible : riz, spaghetti, bouillon cube, oignons, ails, porridge, boîtes de conserve, biscuits et beurre de cacahuète. Pas très glamour, mais ça me nourrira sans prendre trop de place.
En ce qui concerne l’eau, c’est physiquement impossible pour moi de transporter une telle quantité qui me permettra de traverser le désert en autonomie. Un litre d’eau représente un kilo, s’il fait chaud je peux en consommer facile 10 litres par jour, plus celle utilisée pour cuisiner, la douche on oublie. Sur le chemin il y aura peu de ravitaillement. Ainsi, je compte sur la générosité des touristes en 4×4. Ils fréquentent beaucoup la Namibie en cette saison.

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Namibie (1ère partie)

Le samedi 27 février 2016, je traverse le Zambèze, frontière naturelle entre la Zambie et la Namibie.
On m’avait prévenu, l’Afrique avec un grand “A” était fini pour moi. La ville de Katima Mulilo n’est pas très évoluée, mais déjà je peux voir la différence. Le charme des supérettes est remplacé par les façades franchisées sud-africaines : Pick’n Pay, PEP, FNB …
L’influence des colonies allemandes se reconnaît dans l’organisation des rues et dans l’architecture.

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Zambie

On me pose souvent la question sur l’obtention des visas en Afrique. Pour ma part je n’ai pas eu besoin de les faire depuis la France. Jusqu’à présent je me rendais dans l’ambassade du pays suivant dans le pays où je me trouvais actuellement (par exemple celle de Tanzanie au Kenya). Ici en Zambie, le visa se fait facilement à la frontière. Un billet de 50 dollars suivit de quelques minutes d’attente et mon passeport est recouvert d’un nouvel autocollant, ainsi qu’un tampon m’offrant trois mois pour fouler de nouvelles terres.
En réalité, mon passage sera bref. Je ne pensais même pas traverser ce pays. Au début, mes projets étaient de descendre vers l’Afrique du Sud par le Mozambique et le Zimbabwe. En Tanzanie, un voyageur m’a vendu du rêve en me parlant de la Namibie. Après quelques recherches, c’était décidé, je partais cap à l’ouest rejoindre le désert du Namib se jetant dans l’océan Atlantique.

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Résumé de ma traversée africaine dans Salut les Cousins !

Vous ne le savez sûrement pas, mais je fais partie d’un grand rassemblement qui réunit des milliers de mes cousins et cousines.
En fait nous sommes tous les descendants de Jean Siou et de Marie Jaouen qui vivaient comme paysans sous le règne de Louis XV.
Quand on ne peut pas tous se rassembler, un de mes cousins, François Siou, publie un bulletin annuel pour donner des nouvelles.
Pour l’occasion, j’ai rédigé un article retraçant mon parcours sur le continent africain.

(Cliquez sur l’image)

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Tanzanie

Le 13 décembre 2015 je passe en compagnie de Jordi (Lost in the World) la frontière Tanzanienne au pied du Kilimandjaro.

D’Europe, nous avons des clichés sur le reste du monde et surtout sur l’Afrique. On s’imagine que ce continent n’est qu’un grand désert aride et plat habité par des tribus au mode de vie ancestral. On pense aussi que les passages de frontière sont de vrais bordels. Alors que non pas du tout ! En quelques minutes nous passons du Kenya à la Tanzanie et dérouté est Jordi de voir la pluie presque depuis son départ. Autour de nous tout est vert et vallonné.

Tanzanie

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Kenya

Si vous avez lu mon aventure éthiopienne, vous vous en doutez sûrement que j’étais impatient d’arriver au Kenya.

Directement je vois le changement, les Kényans sont plus discrets, moins arrogants. Quoi qu’ici à Moyale, la ville frontière, les Éthiopiens sont toujours très présents. En effet la frontière est une vraie passoire, personne ne contrôle personne.
Arrivé à 14h00, je dois attendre une demi-heure les officiers de douanes partis en pause-déjeuner. Je sympathise avec une femme militaire qui fait la garde. Elle très rigolote et on passe un bon moment. J’apprends avec elle les bases du swahili même si ici on parle officiellement l’anglais, mais j’aime bien apprendre les langues locales.

B
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Ethiopie

C’est avec un pincement au cœur que je passe la frontière du Soudan à l’Ethiopie. Depuis quelques jours je me prépare mentalement à entrer dans ce nouveau pays. En effet toutes les expériences que j’ai pu entendre de cyclo-voyageurs à propos de l’Ethiopie ne donnaient pas envie de la visiter. Jets de pierres, insultes, mendicités… Il ne me faudra pas beaucoup de temps pour vivre mes premières expériences désagréables.

Dès mon entrée je me sens mal à l’aise. Metema la ville frontière est un lieu de débauche remplie de bordels et de discothèques où l’alcool coule à flots, ce qui contrastent avec la pudeur de leur pays voisin.
Je vous conseille à chaque fois de vous renseigner sur les taux de change avant de passer dans un autre pays. Ici on n’échange pas son argent dans une banque. Des hommes sont là, des liasses de billets plein les poches à l’affût d’un touriste à arnaquer. Ils vous proposent toujours le « meilleur taux », mais ce qu’ils ne savent pas c’est qu’ils ont affaire à plus malin. Ma stratégie est la patiente, dans le prochain village j’arrive en discutant à trouver un meilleur compromis.

Je n’ai même pas fait 10 kilomètres que je peux déjà constater une énorme différence avec le Soudan. L’Ethiopie est plus pauvre, pas de voitures sur les routes mais des gens partout, oui partout ! Après le Nigéria, l’Ethiopie est le pays d’Afrique le plus dense et je vais en faire l’expérience.

B

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Soudan

Arrivé sur l’autre rive du lac Nasser, il me reste encore 35 kilomètres de désert pour rejoindre la frontière. Aux portes du poste Égyptien j’ai la mauvaise surprise de devoir payer une taxe de 13 $. Chaque dollar m’est précieux puisque de l’autre côté au Soudan je ne pourrais pas utiliser ma carte de crédit, qu’elle soit Visa ou MasterCard.

Ma seule envie est à présent d’obtenir mon tampon de sortie d’Égypte. Sous sa grosse moustache grisonnante, l’officier des douanes n’a pas l’air de cet avis, il me fait comprendre que mes papiers ne sont pas en règle et que je dois faire demi-tour. C’est a dire remonter le Nil jusqu’au Caire (± 1300 km), bifurquer à droite vers Suez (± 150 km), puis redescendre le Sinaï (± 400 km) pour obtenir un petit tampon sur mon passeport. Bien sur dans le lot je me refarcis une vingtaine d’escortes policières, des nuits en cellules, des insultes, des arnaques et une dépression !

Soudan

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