Zambie

On me pose souvent la question sur l’obtention des visas en Afrique. Pour ma part je n’ai pas eu besoin de les faire depuis la France. Jusqu’à présent je me rendais dans l’ambassade du pays suivant dans le pays où je me trouvais actuellement (par exemple celle de Tanzanie au Kenya). Ici en Zambie, le visa se fait facilement à la frontière. Un billet de 50 dollars suivit de quelques minutes d’attente et mon passeport est recouvert d’un nouvel autocollant, ainsi qu’un tampon m’offrant trois mois pour fouler de nouvelles terres.
En réalité, mon passage sera bref. Je ne pensais même pas traverser ce pays. Au début, mes projets étaient de descendre vers l’Afrique du Sud par le Mozambique et le Zimbabwe. En Tanzanie, un voyageur m’a vendu du rêve en me parlant de la Namibie. Après quelques recherches, c’était décidé, je partais cap à l’ouest rejoindre le désert du Namib se jetant dans l’océan Atlantique.

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Malawi

C’est avec une idée un peu farfelue que j’entre dans un nouveau pays, vous l’aurez deviné avec le titre, je parle du Malawi. Comme d’habitude je vais essayer de vous le faire découvrir avec mon regard de voyageur perché, sur une selle… quoique non cette fois-ci j’ai une nouvelle idée !

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Tanzanie

Le 13 décembre 2015 je passe en compagnie de Jordi (Lost in the World) la frontière Tanzanienne au pied du Kilimandjaro.

D’Europe, nous avons des clichés sur le reste du monde et surtout sur l’Afrique. On s’imagine que ce continent n’est qu’un grand désert aride et plat habité par des tribus au mode de vie ancestral. On pense aussi que les passages de frontière sont de vrais bordels. Alors que non pas du tout ! En quelques minutes nous passons du Kenya à la Tanzanie et dérouté est Jordi de voir la pluie presque depuis son départ. Autour de nous tout est vert et vallonné.

Tanzanie

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Kenya

Si vous avez lu mon aventure éthiopienne, vous vous en doutez sûrement que j’étais impatient d’arriver au Kenya.

Directement je vois le changement, les Kényans sont plus discrets, moins arrogants. Quoi qu’ici à Moyale, la ville frontière, les Éthiopiens sont toujours très présents. En effet la frontière est une vraie passoire, personne ne contrôle personne.
Arrivé à 14h00, je dois attendre une demi-heure les officiers de douanes partis en pause-déjeuner. Je sympathise avec une femme militaire qui fait la garde. Elle très rigolote et on passe un bon moment. J’apprends avec elle les bases du swahili même si ici on parle officiellement l’anglais, mais j’aime bien apprendre les langues locales.

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Ethiopie

C’est avec un pincement au cœur que je passe la frontière du Soudan à l’Ethiopie. Depuis quelques jours je me prépare mentalement à entrer dans ce nouveau pays. En effet toutes les expériences que j’ai pu entendre de cyclo-voyageurs à propos de l’Ethiopie ne donnaient pas envie de la visiter. Jets de pierres, insultes, mendicités… Il ne me faudra pas beaucoup de temps pour vivre mes premières expériences désagréables.

Dès mon entrée je me sens mal à l’aise. Metema la ville frontière est un lieu de débauche remplie de bordels et de discothèques où l’alcool coule à flots, ce qui contrastent avec la pudeur de leur pays voisin.
Je vous conseille à chaque fois de vous renseigner sur les taux de change avant de passer dans un autre pays. Ici on n’échange pas son argent dans une banque. Des hommes sont là, des liasses de billets plein les poches à l’affût d’un touriste à arnaquer. Ils vous proposent toujours le « meilleur taux », mais ce qu’ils ne savent pas c’est qu’ils ont affaire à plus malin. Ma stratégie est la patiente, dans le prochain village j’arrive en discutant à trouver un meilleur compromis.

Je n’ai même pas fait 10 kilomètres que je peux déjà constater une énorme différence avec le Soudan. L’Ethiopie est plus pauvre, pas de voitures sur les routes mais des gens partout, oui partout ! Après le Nigéria, l’Ethiopie est le pays d’Afrique le plus dense et je vais en faire l’expérience.

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Égypte

Après une Israël très occidentale nous voilà à présent bien au Moyen-Orient ! Les officiers de police Égyptiens tout en blanc nous accueillent avec un « Welcome to Egypt ! ». Ces trois mots qui nous colleront aux baskets jusqu’à notre sortie du pays.

Le paragraphe qui suit est surtout dédié aux éventuels voyageurs venant d’Israël et souhaitant entrer au Soudan en passant par l’Égypte.
En effet n’importe quelle trace d’un quelconque passage en Israël sur votre passeport éliminera directement vos chances d’entrer au Soudan. Il faut donc vous assurer dès le début d’obtenir votre tampon d’entrée Israélien sur une feuille volante. Le problème ensuite est que si vous entrez en Égypte par Taba (ville frontière), l’ambassade soudanaise en déduira que vous étiez en Israël.
Il existe alors deux solutions si vous écartez le passage en avion et que vous êtes européen. Une est onéreuse, l’autre moins mais plus risquée.
La première consiste à faire un crochet par la Jordanie et prendre un bateau pour traverser la pointe nord de la mer Rouge et arriver à Nueiba. Il faut donc payer le visa d’entrée en Jordanie et le bateau.
Cette option étant hors budget pour moi j’ai décidé de tenter quelque chose de plus risqué. Étant européen et Français j’ai la chance de pouvoir entrer sur le territoire égyptien à la seule présentation de ma carte d’identité. Au Sinaï il n’y a même pas besoin de visa si vous restez moins de quinze jours. J’obtiens après de longues discussions mon tampon d’entrée sur un papier à part. Heureusement je n’ai pas fait l’erreur de faire l’extension du visa sur place. Je prends le risque de le faire dans le sud de la péninsule à Sharm el-Sheikh. On verra comment ça se passera…

Egypte

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Chypre et bateau-stop

Toujours à Selifke (Turquie), nous avons encore une journée à patienter avant de prendre le bateau de nuit vers Chypre.

L’embarquement sera assez long. Une fois les contrôles passés nous sommes totalement laissés au dépourvu. Nous rentrons par la même entrée que les camions. Ensuite il faut trouver son chemin dans ce labyrinthe de couloirs et d’escaliers. On se perd et on est loin d’être les seuls. De la visite des machines aux cabines du personnel en passant par les cuisines.
Les connaisseurs se sont rendus directement dans la salle de réception climatisée qu’on trouve finalement bondée et bruyante. Impossible de rester là il faut trouver une autre solution. Dehors, hors de question, il fait beaucoup trop chaud pour l’instant et il fera trop froid au large.
Je trouve enfin l’endroit parfait. Il y a une petite salle cinéma avec des sièges confortables et la clim. Peut-être le seul endroit du ferry où le maître mot est « Silence ».
Nous arrivons au petit matin après une nuit plus confortable que je m’attendais. La suite l’est moins. Seuls deux officiers des douanes sont présents pour contrôler et tamponner les passeports de plusieurs centaines de passagers… La gruge est activité courante et j’aime autant vous dire que ça dure une plombe !

Chypre

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Les Balkans (2e partie)

Pour ne pas changer aux bonnes habitudes nous passons encore une frontière sous la pluie, aujourd’hui celle du Monténégro. On nous a promis un beau pays mais pour l’instant ce n’est qu’humidité et klaxonnes qu’on reçoit en pleine figure ! Au lieu de se forcer à avancer sans envie on décide de s’arrêter sous un abribus et prendre du recul sur la situation. Dans ces moments-là on aime bien observer l’agitation autour de nous. Les gens passent, nous sourient, nous saluent, parfois amorcent la discussion. Des employés municipaux nettoient les rues, une dame coure après son bus, un officier de police joue de son autorité, les voitures klaxonnent … La rue est un vrai spectacle ! Gonflés d’énergie nous reprenons la route. Vu que le temps ne va pas en s’améliorant quand nous voyons la possibilité d’éviter un détour de 45 km en prenant un ferry nous n’hésitons pas une seconde. Ainsi nous passons les bouches du Kotor en cinq minutes.

Balkans 2

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Les Balkans (1ère partie)

Pour quitter l’Italie et rentrer dans les Balkans nous avons le choix entre deux routes. La première est une nationale au dénivelé peu important recouvert d’un asphalte de bonne qualité. La deuxième est une petite route de montagne au bitume incertain mais sûrement plus tranquille. Pas de doute pour moi la seconde me semble la meilleure. Elle se révèle super-sympa, bien que vallonnée, c’est le type de petite route qu’on n’a quasiment pas eu depuis la France. En effet le nord de l’Italie est très urbanisé et le réseau routier très développé. Quel plaisir de pédaler en pleine nature au plein milieu des montagnes avec quasiment aucune voiture pour nous gêner !
En plus de ça ce jour est assez spécial puisqu’en 24h nous avons été dans 3 pays différents. Le petit déjeuner en Italie, le midi en Slovénie, le repas en Croatie. Tout ça en à peine 50 km.
Nous passons la première nuit en Croatie en pleine nature, dans un silence brisé seulement par le bruit de fond des animaux.

Balkans 1

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