Namibie (2ème partie)

Je quitte après trois jours le lodge luxueux où j’ai été gentiment invité. Je suis reposé et mes sacoches sont pleines de nourriture. Je pars à présent dans le désert où le prochain supermarché se trouve à 15 jours. Mon stock se résume au plus compact possible : riz, spaghetti, bouillon cube, oignons, ails, porridge, boîtes de conserve, biscuits et beurre de cacahuète. Pas très glamour, mais ça me nourrira sans prendre trop de place.
En ce qui concerne l’eau, c’est physiquement impossible pour moi de transporter une telle quantité qui me permettra de traverser le désert en autonomie. Un litre d’eau représente un kilo, s’il fait chaud je peux en consommer facile 10 litres par jour, plus celle utilisée pour cuisiner, la douche on oublie. Sur le chemin il y aura peu de ravitaillement. Ainsi, je compte sur la générosité des touristes en 4×4. Ils fréquentent beaucoup la Namibie en cette saison.

Pendant mon repos dans le lodge, j’ai été en contact avec Zelda et Sam, deux voyageurs à vélo, qui étaient partis un mois après moi d’Égypte. En ce moment ils sont juste à côté de moi, dans la capitale Windhoek. On s’est alors donné rendez-vous en plein milieu du désert d’ici deux jours.

À vingt kilomètres en dehors de Walvis Bay, je quitte la route bitumée pour de la piste poussiéreuse que je vais manger pour un petit moment. Je suis ravi ! Les paysages sont à couper le souffle.
Je trouve pour ma pause déjeuner une formation rocheuse qui surplombe le paysage. J’y rencontre une famille française voyageant autour du pays. Ils m’offrent à boire et à manger.

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Le vent me pousse jusqu’à la fin de journée. Je trouve, à l’arrière d’une colline, le lieu parfait pour passer la nuit. Autour de ma tente je trouve plein de crottes, après examination, ce sont celles d’herbivores. Je fais attention puisqu’il y a quelques prédateurs dans le coin. Entre autres, ici j’ai plus de chances de trouver des hyènes. Elles sont en général peureuses, surtout si elles sont peu nombreuses et profitent des restes des autres prédateurs. Dans cette région j’ai entendu parler de hyènes qui se sont adaptées à leur environnement. Elles sont normalement carnivores, il existe ici une espèce omnivore mangeant les fruits et légumes du désert. C’est vrai que parfois j’ai vu des petites pastèques pousser au plein milieu de nulle part.
Fait étonnant est aussi l’adaptation des lions dans ce milieu aride. Pas dans ce coin je vous rassure ! Ces lions peuvent survivre pendant deux mois sans boire une seule goutte d’eau. Ils s’hydratent par le sang de leurs victimes.

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Pendant la nuit, j’entends des animaux courir autour de ma tente. Au réveil je vois que ce sont des zèbres qui ont élu leur campement ici aussi.

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La route est terrible aujourd’hui, sableuse et ondulée. Heureusement les paysages sont magnifiques.

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J’ai aussi aujourd’hui le droit à une générosité des touristes. J’apprends que ce sont les vacances nationales en Afrique du Sud. Ainsi il y a plus de trafic dans le désert que d’habitude, qui reste tout de même très limité. La majorité des voitures qui passent aujourd’hui ce sont toutes arrêtées, interloquées de voir un cycliste ici. J’ai eu le droit à : Ice Tea, jus d’orange, Coca Cola, pommes, poires, biltongs, chocolat, céréales, patates douces… et même une invitation à camper pendant deux jours à 200 km de là. Trop loin pour moi et je n’ai pas envie de mettre le vélo sur le toit de leur voiture.

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« Biltongs » ? Vous ne connaissez pas ? C’est cette viande sèche typiquement sud-africaine. Quand les colons sont arrivés et qu’ils partaient explorer de nouvelles terres, il devait comme moi transporter de la nourriture sèche. Les biltongs sont en général de la viande de bœuf mais aussi de kudu et autres gibiers.
Locaux sont aussi les « rusks », ces gros biscuits secs apportés aussi pour leurs missions. Parfait pour tremper dans le café.

Le même jour je passe le tropique du Capricorne, ligne imaginaire, mais ça m’indique que je vais dans la bonne direction. De plus en plus au sud de notre planète. Ce n’est que le début.

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J’arrive en fin de journée sur une piste qui bifurque vers le Rostock Ritz Lodge. Zelda et Sam m’y ont donné rendez-vous aujourd’hui ou demain. La politique de la maison est d’offrir à n’importe qui arrivant à vélo une chambre. Le dernier tronçon de piste n’est pas facile, réel test pour décourager les moins téméraires. Sable et collines pendant 7 km, combo difficile en fin de journée.
Arrivé à la réception, on m’apprend qu’il n’y a pas d’autres cyclos, mais que je suis le bienvenu à passer la nuit et la journée du lendemain pour les attendre.
Je vous laisse admirer les photos.

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Après une bonne nuit de treize heures, je vois du haut de ma colline deux points s’approcher sur la piste.

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Nous ne nous connaissons pas, mais la connexion se fait directement. Comme je le disais ils étaient derrière moi depuis l’Égypte. Zelda, Suédoise, est partie de son pays seule en septembre 2015. Sam, Anglais, est parti de Bali en janvier 2014. Ils sont devenus partenaires de voyage en Égypte via le site Warmshowers. Ils cherchaient tous les deux un ou plusieurs partenaires pour traverser l’Afrique. Ils n’ont pas toujours été seuls, certains les ont accompagnés, mais ils ont fait la majorité du voyage tous les deux. Au Cap ils partiront chacun de leur côté.

Nous profitons de l’hôtel une nuit de plus pour faire plus ample connaissance, puis nous repartons ensemble.

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Leur rythme est bien différent du mien. Ils prennent plus leur temps, je m’adapte.
Nous atteignons Solitaire, un carrefour où les touristes font le plein d’essence, d’eau et de nourriture. Le choix est limité et tout coûte le double, voir le triple. Zelda et Sam n’ont pas le choix de se réapprovisionner là puisqu’ils n’ont pas prévu la traversée du désert et ne savaient pas que le prochain supermarché était à 15 jours de là.

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Nous trouvons à l’arrière d’une colline le lieu parfait pour camper. Nous laissons nos vélos pour partir gravir une montagne. La vue est à couper le souffle !

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Les matins sont de plus en plus frais. Je rallume donc le feu de la veille, facile ici tout est sec.

Le rythme étant plus lent, je ne me fatigue pas trop. Quelquefois je m’échappe un peu à l’avant. Depuis que je suis avec eux, personne ne s’arrête pour nous offrir boissons ou nourriture comme j’ai pu expérimenter les jours précédent. Sûrement l’effet de groupe. Une seule fois la chance revient et des personnes rencontrées quelques jours plus tôt m’offrent 100$N (6-7€) pour partager une bière dans la prochaine station essence.

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Cette station se trouve à Sessriem où se trouve les immenses dunes de sable orange. Arrivés en milieu d’après-midi, nous n’attendons pas trop longtemps pour décapsuler une bière Windhoek. Un homme nous offre même la deuxième tournée.

Il est trop tard pour entrer dans le parc national. Nous campons à l’extérieur, aux abords d’un lit de rivière desséché.

À 4h30 du matin nous nous dirigeons vers l’entrée du parc de Soussusvlei, motivés pour voir le lever du soleil sur les dunes. Mauvaise surprise, seuls les véhicules déjà à l’intérieur peuvent y aller en temps et en heure. Les portes ouvrent pour nous à 7h00.
Une fois à l’intérieur, nous décidons de poser nos vélos à l’accueil et faire du stop jusqu’aux dunes à 60 km de là. Le dernier tronçon se fait complètement dans le sable.

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« Big Daddy Dune », l’une des plus hautes du monde culmine en moyenne à 350 mètres de haut. L’ascension est magnifique. Les paysages grandioses.
Du haut de la dune, nous nous laissons rouler comme des gosses tout en bas vers la Vallée de la Mort. Je suis ravi de partager ce moment, tout seul aurait été différent.

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Une fois sur nos selles à nouveau, nous sortons du parc sans payer. Nous reprenons la piste de tôle ondulée et sableuse. Ma technique pour supporter les vibrations et pour ne pas s’enfoncer dans le sable est de prendre de la vitesse. En plus d’être efficace, c’est marrant. Zelda et Sam préfèrent prendre leur temps pour ne rien casser. Par malchance Sam casse quand même un des galets de dérailleur. Sans pièce de rechange, un plan B semble difficile à envisager avec les 10 jours restants jusqu’à la prochaine ville.
Par chance, la première voiture qu’on arrête est un pick-up transportant des travailleurs jusqu’à Windhoek, à six heures de piste.
Zelda a le choix de revenir sur ses pas avec Sam ou de continuer avec moi et de le retrouver d’ici quelques jours. Elle continuera sa route à mes côtés, elle a envie de goûter au désert du haut de sa selle, pas d’une voiture.

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Étant donné que son père est Français, elle parle couramment la langue. Ça fait du bien de reparler français !

Ainsi nous faisons route ensemble, de plus en plus vers le sud. Tous les jours nous poussons les vélos quand le sable se fait trop dense, les voitures sont de nouveaux généreuses, pas que de poussière, mais aussi de nourriture et de boissons. Quoi de mieux quand une voiture s’arrête le matin et sort des bières du frigo. Pas d’heure pour trinquer dans le désert !

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D’une vallée à l’autre les paysages changent, ocre par-ci, jaunâtre par-là, plus loin la verdure apparaît timidement, parfois on se croit sur la Lune. Nous avons l’impression de traverser les paysages originels de notre planète.
Parfois des animaux nous rendent visite, oryxs et zèbres galopent autour de nos tentes.

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Des points sur nos cartes indiquent des villages. Ce sont plutôt des intersections de pistes dotées d’une supérette aux prix exorbitants. Mes stocks de nourriture tiennent bon, cependant je vais devoir faire un détour par la prochaine ville, Keetmanshoop, afin de faire le plein avant de continuer.

La veille de mon anniversaire, le 31 mars, nous retrouvons le bitume. En général je ne l’aime pas trop, mais après tant de jours de secousses et de travail d’équilibre, c’est comme rouler sur du velours.
Nous sommes sans nouvelles de Sam. Zelda transporte une balise GPS qui permet à ses proches de suivre son avancé. Nous supposons qu’il en fait de même et qu’il nous retrouvera quand ce sera le bon moment.

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Je me réveille pour mes 22 ans sous un pont en Namibie. L’année passée je me réveillais dans une grange dans le Finistère avec Marcelo.

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Les vents forts venant de l’océan nous poussent vers Keetmanshoop. Étrange de retrouver la civilisation.
Alors que nous faisions nos courses au supermarché, j’assiste, en attendant dehors avec les vélos, à une agression devant la foule. Un jeune s’est fait prendre la main dans le sac par un policier qui le stoppe, la réponse du jeune se fait avec un poignard, le policier l’évite, la sécurité intervient. L’arrestation est longue et spectaculaire, pleine de rebondissements. Finalement ils arrivent à l’immobiliser. Bienvenue à Keetmanshoop !
Au même moment une tête familière fait son apparition, Sam. Il nous avait suivis par GPS. Il a pris la route principale depuis Windhoek et avait calculé qu’on allait se croiser aujourd’hui.
Il savait que Zelda allait se rendre ici puisqu’elle roule pour une association qui supporte ici même un projet.
Alors que nous nous dirigeons vers la clinique où Zelda à un rendez-vous avec le chef du projet, nous rencontrons Chris. Il est Américain, volontaire pour Peace Corp. En plus de nous donner les indications pour se rendre à la clinique, il nous propose de dormir chez lui si nous ne trouvons rien pour la nuit.

Nous rencontrons avec Zelda, Dr. Edson Muyambo qui dirige les opérations du service contre le SIDA et autres maladies sexuellement transmissibles chez les LGBT. Je vous invite à consulter le site de Zelda pour en savoir plus sur ce projet et son aventure. L’article en question.

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Nous retrouvons Chris en fin de journée. Son appartement se trouve dans une école. Réveillé sous un pont ce matin, je m’endors pour mon anniversaire dans un matelas confortable. L’univers fait attention à moi.

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Je reste une journée de plus chez Chris afin de m’organiser pour la suite du voyage. En effet je vais reprendre la route tout seul demain. J’ai vraiment apprécié de partager cette aventure les derniers jours, mais nous sentons que c’est le moment de retrouver chacun son rythme et ses habitudes.

Je repars donc seul, c’est agréable mais quand il s’agit de faire une pause j’avais pris l’habitude d’avoir plus de discussions.
Je me dirige vers Fish River Canyon qui est considéré comme le second plus grand canyon au monde après le Grand Canyon aux États-Unis. Je me retrouve une fois de plus dans le désert, à mon grand plaisir.
J’entre, sans le savoir, dans le parc du Gondwana Canyon. Les autruches traversent la piste devant moi et les oryxs sont toujours dans les parages.
Avant le coucher du soleil je dois trouver un endroit où camper. Je dois faire attention puisque dans les parcs je ne suis pas autorisé à le faire, sous peine d’une amande de 1000 $N. Je trouve le spot parfait derrière rochers et buissons. J’ai entendu dire qu’il y avait des guépards dans la région.

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Encore une fois la nuit a été agité autour de ma tente.
Sur la route vers le canyon, je tombe sur le « Gondwana Roadhouse Canyon », sorte de camps/hôtel où je peux remplir mes gourdes. J’y rencontre deux Français, Sophie et Philippe, en vadrouille autour de l’Afrique Australe. Leur générosité dépasse toute celle des voitures qui se sont arrêtées auparavant. Attention la liste ! Coca, Schweppes, biltongs, biscuits salés et sucrés, avocats, plat de riz/poulet, crumble, pommes… En plus nous trinquons deux pintes de bière chacun et ils décident de m’offrir l’entrée du Canyon. Nous restons discuter un bon moment. Merci Sophie et Philippe !

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Le spectacle vaut le déplacement. Les photos ne rendent pas la majestueuse sensation des lieux. Ayant crevé sur le chemin, je suis un peu coincé et faignant pour réparer ici même et faire le tour du canyon. Je rencontre un groupe de travailleurs en pause-déjeuner. Je les avais vus travailler au début de la route. Ils ont un pick-up. Je demande à leur patron, Chinois, s’ils peuvent me rapporter à l’entrée. Une fois mon vélo à l’arrière, je lui demande, un peu culotté, si on peut faire un petit tour du haut du canyon. Ses ouvriers ont l’air très enthousiastes et il accepte. Je peux voir sur tous leurs visages un sourire. En effet ils n’avaient jamais eu l’occasion de voir le canyon bien qu’ils creusent le long de la piste un système d’eau courante pour les touristes.

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De retour à l’entrée, je retrouve Sophie et Philippe. Je déguste le plat de riz au poulet qu’ils m’ont offert.

Finalement, après encore deux jours dans des paysages lunaires, je sors du désert en arrivant au bord de l’Orange River, frontière naturelle entre la Namibie et l’Afrique du Sud. La verdure contraste avec l’aridité des terres qui l’entoure. Ce sont en fait des vignes sur 15 000 hectares qui fournissent de nombreuses tables pour Noël en Europe.

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Je suis étonné d’y trouver un supermarché. Je n’avais pas prévu de m’arrêter, mais l’achat d’une boisson fraîche m’y attire. Je reste bien une heure devant le magasin à siroter ma bouteille de Coca. Je rencontre Ansie, une Afrikaner, responsable du supermarché. Elle me propose de dormir chez elle pour la nuit. Elle et son mari ont le cœur sur la main. Je passe une très bonne soirée à leurs côtés.

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Ansie me propose de rester une journée de plus, cependant une idée me trotte dans la tête. Plus loin, en remontant la rivière se trouve une compagnie qui organise des tours sur l’Orange River. J’ai entendu dire qu’ils sont toujours à la recherche de guide. Je décide de tenter le coup.
En fin de matinée j’arrive à l’entrée de Felix Unite, la compagnie. Des gens y campent et des chalets longent la rivière. Je rencontre le responsable Carlos, Portugais. Il ne lui faut pas beaucoup de temps pour m’accepter. L’argument de mon vélo arrivé depuis la France et mon diplôme dans le management du sport m’aident. Il a l’air si motivé de me prendre, qu’il engage directement un contrat de travail. Il cherche un nouveau bras droit. Pour le moment je serai logé et nourri.
Tout va un peu vite pour moi. Me voilà avec un travail alors qu’hier j’étais encore dans le désert à me battre contre les éléments.

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Je décide de prendre mon temps avant de prendre une décision définitive. Je vais d’abord prendre la température des lieux les prochains jours.
On m’installe dans un bâtiment où tous les travailleurs, que ce soit les guides, les mécaniciens, les femmes de ménage, les barmen… dorment et vivent. Ce n’est pas très chic mais ça fait l’affaire.

Pendant les premiers jours je vis comme un touriste en vacances. Sans contrat de travail c’est ce à quoi je dois ressembler. Je sympathise avec quelques guides et cuisinier, dont Altus et Rickie, deux Namibiens.

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Finalement, après quelques jours de pauses, je suis convié à participer à une expédition de quatre jours sur la rivière avec un petit groupe de 8 personnes. En saison, ce sont parfois plus de 100 personnes qu’il faut accompagner ! Trois autres guides sont là afin de me former. Les touristes sont Anglais et je connecte plus avec eux qu’avec les guides qui n’ont pas l’air de m’apprécier. En tout il y a plus d’une dizaine de guides, d’origines différentes, en règle générale des Afrikaners ou des « coloured ». Les trois guides avec moi sont métisses et ont l’air de faire la différence. Dommage !
L’expérience reste tout de même unique. Mon travail consiste à accompagner les touristes pendant quatre jours en autonomie sur la rivière. Je transporte sur mon canoë des vivres et du matériel pour le camp du soir. J’ai déjà fait du canoë mais je n’ai pas de qualification. Je me débrouille tout de même. Tous les jours nous traversons des rapides. Parfois les autres guides m’envoient devant, même si je ne connais pas le passage. Un test ? Je les passe tous haut la main sans même une fois chavirer.
Les paysages sont uniques. Je me sens vraiment très chanceux de découvrir la rivière de cette manière.

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Le midi et le soir nous préparons à manger pour les clients. Tout est organisé précisément, il n’y a pas le temps de chômer après avoir pagayé toute la journée. Il faut démarrer le feu, mettre les tables et les couverts en place, installer les toilettes… Heureusement que c’est à la belle étoile que nous dormons tous. En effet il ne pleut jamais ici.

La relation avec les touristes est vraiment bonne, moins avec les guides. Après quatre jours sur la rivière, j’ai plus d’éléments pour savoir si je vais rester.

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Je reste en tout deux semaines. J’avais prévenu Carlos qu’au bout de quinze jours j’allais partir en Afrique du Sud pour le festival Afrika Burn, le Burning Man sud-africain. Après ça je devais revenir ici. Finalement je décide de ne pas revenir. L’ambiance est bonne mais je ne me sens pas d’y rester, en plus la question du salaire est vague et pas très intéressante par rapport aux heures travaillées.

Je sens qu’il faut que j’aille de l’avant. J’ai passé quinze jours agréables. Je suis reposé, rassasié et j’ai collecté quelques pourboires.

La frontière vers l’Afrique du Sud est proche. Oui vous avez bien lu, je me rends à Afrika Burn, un festival unique d’une semaine en plein milieu du désert de Tankwa Karoo. J’ai dix jours pour m’y rendre. L’aventure continue !

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